Comme un ôde à tous ces débats sur le travail, l'entreprise et ces nouveaux projets de loi, au milieu de cette fournaise d'actualités, les deux nouvelles extensions que sont .GMBH et .LTD se lancent dans leur dernière phase, l'ouverture générale, et seront donc disponibles à partir du 22 juin, 18h00 (heure française) avec un tarif respectif de 34,51€ HT/an et 22,54€ HT/an en grille A.

Pour les intéressés, sachez que le .GMBH s'enregistre sous des conditions particulières et nécessite que vous soyez à tout moment, et à la demande du registre, apte à prouver la légitimité de votre demande en fournissant une preuve d'enregistrement de votre société sous le statut de Gmbh (Allemagne, Autriche, Liechtenstein ou Suisse).

 

Chercher un terme sur ces extensions ? :


De très intéressantes extensions se sont vues déléguées depuis notre dernière édition, tant en terme d'usages que de potentiels investissements (puisque, rappelons-le, un nom de domaine est un actif immatériel qui peut donner lieu à spéculation).

 

.blog — 18 mai

Cette extension est prometteuse, et il n'est pas étonnant que l'ICANN ait reçu neufs candidatures, les principales ayant été déposées par Donuts, Top Level Domain Holdings Ltd. (plus connue sous le nom de sa filiale Minds & Machines), Afilias, Radix et Google. Au sein de ces grands noms, celui de Google avait fait naître quelques craintes pour la concurrence au point que le Governmental Advisory Committee (GAC) a adressé un avertissement relatif à cette candidature pour exiger du .BLOG un accès ouvert et transparent à tous les tiers non exclusivement à la firme de Mountain View. C'est finalement le registre Primer Nivel qui l'a emporté avant de le céder dans la foulée à "Knock Knock, WHOIS There". Derrière ce joli jeu de mots pour initiés se cache une filiale de l'éditeur de la fameuse plateforme de blog WordPress, Automattic, qui annonce la disponibilité future des domaines en .blog depuis plusieurs semaines.

 

.dot — 18 mai

Bien qu'attirante au premier abord, cette extension n'a donné lieu qu'à deux candidatures, celles de Google et de DISH Network. En novembre dernier, c'est DISH Network qui a remporté l'extension aux enchères (pour la somme de 700 000 dollars), et le .dot a été ajouté à la racine par l'ICANN le mois dernier.

 

.shop — 23 mai

Avec l'essor du e-commerce, les neufs candidatures déposées pour cette extension n'ont supris personne. D'autant qu'on y retrouvait les grands et inévitables acteurs du secteur : Amazon, Donuts, Radix, Google et Famous Four Media. Un candidat est sorti du lot en déposant deux dossiers de candidature, l'un classique et l'autre communautaire. C'est cette dernière candidature qui a été retenue et qui permet désormais à GMO de gérer les noms de domaine en .shop, tandis qu'Uniregistry attend la délégation du .shopping et Amazon celle du .通販 (.xn--gk3at1e) qui signifie "achat en ligne" en chinois. La phase Sunrise est annoncée pour le 30 juin, et le Golive prévu le 26 septembre, sous réserve de changement chez le registre. Le .shop rejoindra ainsi le .store, ouvert à tous depuis le 14 juin, dans la famille des extensions dédiées au e-commerce

 

.realestate — 23 mai

Le .realestate a rejoint ce mois-ci les extensions déléguées. C'est le registre dotRealEstate LLC qui l'a remporté face à trois rivaux, ayant tous fait l'objet d'une objection communautaire de la part de la National Association of Realtors, apparemment favorable à dotRealEstate LLC.

 

.games — 2 juin

Peu de temps après la débâcle du lancement du .game, programmé, annulé, ré-planifié avant d'être enfin lancé, le .games est délégué à son tour.

 

.ups & .netflix — 28 et 31 mai

Si nous n'évoquons généralement pas ici les extensions de type 'marque', la délégation de ces deux extensions nous apparaît comme une nouvelle d'importance, au regard des marques qu'elles représentent dont nous pouvons d'ores et déjà anticiper qu'elles en feront un usage innovant.

 

Si le sujet vous intéresse, vous pourrez retrouver la liste de l'ensemble des extensions récemment déléguées sur le site de l’ICANN.

Rappel: La délégation de ces nouvelles extensions signifie uniquement qu’un registre s’en est vu confier la gestion, et ne constitue en aucun cas une garantie que l’extension sera disponible prochainement (bien que nous ayons à coeur de vous proposer le plus grand nombre possible de nouvelles extensions).


Mardi 17 mai, à 18h00, la nouvelle extension .VIP passe en ouverture générale.

Avec un ticket d'entrée à seulement 17,41€ HT/an en grille A, celle-ci a déjà beaucoup d'adeptes. Si vous vous dépêchez de pré-enregistrer, vous obtiendrez peut-être le nom de domaine convoité ?!

 

Enregistrer un .VIP ? :

.VIP

Mardi 17 mai, à 02h00 (heure française), la Sunrise pour les extensions IDN coréennes .닷컴 (.com) et .닷넷 (.net) démarre et durera jusqu'au 20 juin prochain. Cette Sunrise est en mode "Premier arrivé, premier servi". Le tarif pour cette phase est de 185,25€ HT en grille A.

Il vous faudra attendre le 21 juin prochain, à 02h00 également, pour voir la phase de Godfathering, ou, en bon français, parrainage, qui permet aux possesseurs d'un .COM et/ou d'un .NET d'enregistrer en priorité l'équivalent de leur domaine dans l'extension correspondante en coréen. Exemple simple : vous êtes propriétaire de "gandi.net" alors vous pourrez enregistrer durant cette phase "gandi.닷넷". Pour bénéficier de cet avantage, choisissez alors la phase de Landrush dans le process d'achat Gandi. Le tarif est de 13,88€ HT.

Enfin, le 31 août, toujours à 02h00, interviendra l'ouverture générale, avec le même tarif que pour la phase précédente, à savoir 13,88€ HT/an en grille A.


Si vous souhaitez changer de registrar, pour regrouper l'ensemble de vos domaines par exemple, il vous faudra lancer une procédure de transfert de nom de domaine. Cette procédure complexe est soumise à de nombreuses règles établies par l'ICANN.

Nous nous sommes livrés à l'exercice périlleux d'en simplifier la représentation au travers d'une infographie, que vous pourrez retrouver dans son intégralité ici. Cette infographie est basée sur les procédures en vigueur chez Gandi, et peut légèrement différer d'un registrar à un autre, ou en fonction du registre concerné.

Nous vous invitons à consulter notre documentation sur le transfert de nom de domaine pour retrouver l'ensemble des informations nécessaire à lancer et mener à bien cette procédure.

 

Infographie Transfert de Nom de Domaine entre différents registrars

 

Bienvenue dans le monde merveilleux du transfert du nom de domaine dont le chemin, jalonné d'épreuves, vous mènera vers votre nouveau registrar.

 

Infographie Transfert de Nom de Domaine entre différents registrars

 

Avant d'entamer la procédure de transfert, il est nécessaire de vous rendre sur l'interface d'administration de votre registrar actuel pour procéder au débloquage de votre domaine et obtenir un code d'autorisation de transfert.

Vous trouverez sur notre documentation des informations relatives aux étapes à suivre chez les principaux registrars pour procéder au déblocage et récupérer votre code d'autorisation.

Comme rien n'est jamais simple, la procédure de transfert peut varier en fonction des registres. Certains registres ne fournissent pas de code d'autorisation, par exemple. Nous vous indiquerons, lors du lancement de la procédure, si votre domaine obéit à des règles spécifiques, également résumées dans notre documentation dédiée au transfert.

N'oubliez pas également de vérifier l'adresse email déclarée en tant que propriétaire ou contact administratif chez votre registrar : vous devrez valider un mail d'autorisation pour finaliser la procédure.

 

Infographie Transfert de Nom de Domaine entre différents registrars

 

Une fois votre code d'autorisation en main et le domaine débloqué, rendez vous sur notre site pour lancer la procédure de transfert. A cette étape, nous vérifierons la validité du code d'autorisation et le status du domaine auprès du registre. Vous devrez indiquer les coordonnées des différents contacts du domaine et choisir les DNS, puis procéder au règlement.

 

Infographie Transfert de Nom de Domaine entre différents registrars

 

Deux emails vous seront adressés, sauf cas particuliers : l'un sur l'adresse déclarée auprès de votre ancien registrar, l'autre sur l'adresse déclarée sur votre compte Gandi. En cliquant sur le lien fourni dans ces emails, vous confirmerez le transfert. Attention : il est nécessaire de cliquer sur le lien et de suivre les étapes de validation du transfert pour chacun des mails que vous recevrez.

 

Infographie Transfert de Nom de Domaine entre différents registrars

 

A cette étape, le registre informe votre ancien registrar du transfert. Votre ancien registrar dispose généralement d'un délai de 5 jours pour accepter ou s'opposer à ce transfert (s'il soupçonne un vol d'identité, par exemple).

Passé ce délai et faute de réaction de sa part, le transfert est considéré comme validé. Ce délai pouvant varier en fonction des extensions, une date indicative de validation du transfert vous sera dans tous les cas communiquée via l'interface de gestion.

 

Si votre quête s'avérait trop périlleuse, nos vaillants chevaliers du service client sont à votre disposition pour vous accompagner, n'hésitez donc pas à les solliciter via ce formulaire de contact.


Depuis notre dernier point sur les délégations, deux extensions pour lesquelles Google avait déposé sa candidature ont été déléguées au profit d'Amazon, le gouvernement d'Abu Dhabi a vu deux de ses candidatures acceptées, et une extension controversée a finalement été ajoutée à la racine.

 

.YOU et .TALK - 25 mars

Ces deux extensions sont en relations directes avec deux services appartenant à Google : le .you pour Youtube et le .talk pour Google Talk. Il n'est donc pas surprenant que Google ait déposé sa candidature auprès de l'ICANN pour la gestion de ces deux extensions.

Ce qui est plus surprenant, en revanche, c'est que Google a retiré ces deux candidatures en juillet 2014, laissant à Amazon l'exclusivité pour ces extensions. En parallèle, Amazon a retiré ses applications pour les .dev et .drive, au bénéfice de Google, laissant fortement présager d'un arrangement d'ordre privé. Quoi qu'il en soit, les .you et .talk sont désormais déléguées et seront lancées prochainement par Amazon.

 

.ABUDHABI - 6 avril 

L'extension .abudhabi et sa version en caractère arabes ابوظبي. (.xn--mgbca7dzdo) sont des extensions géographiques proposées par le gouvernement d'Abu Dhabi. Elles seront néanmoins maintenues sous un contrôle strict : les enregistrements seront réservés aux seules les agences accreditées par le gouvernement. Officiellement destinées à "compléter les moyens de communication existants", ces extensions seront vraisemblablement vouées à une utilisation plus institutionnelle que les geo TLD classiques.

 

.BABY - 8 avril

La délégation du .baby a donné lieu à d'étonnantes oppositions : la délégation de cette extension, tout comme le .gay, s'est vu objectée par le gouvernement d'Arabie Saoudite pour leur potentielle utilisation à des fins pornographiques. La Communauté Européenne a également soulevé des inquiétudes quant à la délégation de cette extension, prétextant de potentielles incompatibilités avec les lois en vigueur dans l'Union Européenne.

Quoi qu'il en soit, l'extension s'est vue déléguée début avril à Johnson & Johnson, qui évince ainsi 5 autres candidats, dont Google.

 

.网站 - 17 avril

Le .网站, prononcé /wangzhan/ (.xn--5tzm5g) signifie "site internet", et ambitionne de rejoindre les .在线 (“online”) et .中国 (“Chine”) en tête des extensions génériques pour la communauté sinophone. Bien qu'arrivant tardivement sur le marché face à ces deux concurrents, le .网站 a toutes ses chances, le marché des noms de domaine en étant à ses débuts en Chine (qui représente déjà une large portion des domaines enregistrés dans une nouvelle extension).

 

Si le sujet vous intéresse, vous pourrez retrouver la liste de l'ensemble des extensions récemment déléguées sur le site de l’ICANN.

 

Rappel: La délégation de ces nouvelles extensions signifie uniquement qu’un registre s’en est vu confier la gestion, et ne constitue en aucun cas une garantie que l’extension sera disponible prochainement (bien que nous ayons à coeur de vous proposer le plus grand nombre possible de nouvelles extensions).


Mardi 10 mai, à 18h01 (heure de Paris), les nouvelles extensions .IST et .ISTANBUL passent en ouverture générale, avec un tarif de 20,83€ HT/an en grille A. 

 

Amoureux de cette ville, Tour Operator et autres personnes en business, profitez pleinement de ces deux extensions proposées directement par les services officiels de la ville pour un prix plus que correct.

 

Enregistrer un .IST / .ISTANBUL ? :


Titulaire d'un nom de domaine ou d'une marque enregistrée, il peut vous arriver de recevoir des e-mails dont vous doutez de la véracité et/ou de l'origine. L'un prétend, par exemple, que votre domaine est sur le point d'expirer mais n'émane pas de votre Registrar, l'autre s'adresse à vous en votre qualité de CEO et vous informe de l'enregistrement de domaines avec des extensions asiatiques reproduisant vos précieuses marques enregistrées. Vous ne savez alors pas quelle posture adopter entre attentisme, mutisme ou transmission de la correspondance à votre avocat. Il s'agit peut-être d'un cas de slamming, pratique frauduleuse qui revêt des formes diverses. Cet article devrait vous offrir une vision d'ensemble des différents types d'atteintes affublées du terme "slamming", et vous permettre de savoir quelles actions entreprendre lors de la réception de ces sollicitations.

 

1) La notification d'enregistrement de domaines reproduisant des marques à un prix élevé 

Un Registrar tiers vous envoie un e-mail en votre qualité de président de société, vous informant de la réservation de votre marque enregistrée dans des extensions sinophones telles que le .cn, .asia ou .tw. Il argue alors que votre signe distinctif va faire l'objet d'une demande d'enregistrement par un tiers. L'enregistrement ayant attiré son attention, c'est en toute bienveillance que le Registrar, qui n'en est pas un, vous informe de cette potentielle infraction. Forts de cette information, certains titulaires de marques vont répondre à l'e-mail, à la suite de quoi le Registrar proposera l'enregistrement des domaines à des fins défensives à des sommes excédant le prix standard d'enregistrement, et de loin!

Conseil : nous vous recommandons vivement de ne pas répondre lorsque vous recevez ces sollicitations.

 

2) La sollicitation fondée sur des mot-clefs

L'e-mail débute par un message à l'attention du président indiquant l'urgence de l'e-mail. Le procédé utilisé est presque identique à celui décrit plus tôt bien qu'ici il soit fait état de mots-clés génériques, et non de marques enregistrées, qui reproduisent des mots-clefs enregistrés à titre de domaines. Ici encore, le conseil reste le même, s'abstenir de toute réponse qui ne serait source que de sollicitations commerciales proposant des enregistrements à des prix très excessifs comparativement aux prix standards appliqués.

 

3) La notification d'expiration factice

Vous avez pu par le passé recevoir des e-mails vous informant que votre domaine était sur le point d'expirer alors que la date d'expiration vous semblait bien plus lointaine. Le corps de ces sollicitations est toujours identique, l'e-mail prétend que le nom de domaine va expirer, alors qu'en réalité il n'en est rien, et vous invite à donner votre accord pour le renouveler. En signant le document qui vous est présenté, vous ne donnez ni plus ni moins que votre autorisation pour le transfert de votre nom de domaine auprès d'un tiers peu scrupuleux.

Conseil : lors de la réception de ces sollicitations, pensez à effectuer un simple whois de votre domaine afin de constater une différence entre cette notification et la réalité reflétée par les bases de données. Si la date d'expiration n'est pas correcte et si, en sus, vous ne trouvez trace de la notification d'expiration dans votre interface Gandi, vous pouvez présager que l'e-mail n'est pas authentique. N'oubliez pas qu'il est possible, en mesure défensive, d'activer le blocage contre les transferts depuis votre compte Gandi, ainsi que la restriction d'IP et le double facteur d'authentification.

 

En conclusion, nous vous recommandons de porter attention aux en-têtes des e-mails que vous recevez et de vérifier la présence des notifications dans votre interface d'administration afin de vous prémunir contre ces sollicitations commerciales délétères. En cas de doutes, n'hésitez pas à contacter notre service clients qui vous aidera à vérifier la véracité de ces rappels. 


Ce mois-ci, retour sur l’ajout de nouvelles extensions à la racine qui illustrent parfaitement comment l’ICANN décide d’approuver, ou pas, la création d’une extension.

 

.TUNES — 25 février

La candidature d’Amazon pour .TUNES l’a remporté face à l’objection communautaire de l’American Association of Independent Music. Cette procédure permet à des communautés de soulever auprès de l’ICANN une opposition à une candidature donnée. Dans le cas présent, l’AAIM considérait que la gestion du .TUNES par Amazon serait anticoncurrentiel, mais les experts de l’ICANN n’ont pas abondé dans ce sens.

L’ICANN a tout d’abord estimé que l’AAIM ne pouvait prétendre représenter l’ensemble d’une éventuelle communauté musicale (tunes signifiant mélodie, musique), considérant que « tunes » était un terme bien trop générique pour qualifier une communauté. L’ICANN a également repoussé, les considérant comme purement spéculatifs, les arguments de l’AAIM qui prétendait que Amazon pourrait abuser de sa position dominante ou soutenir les réseaux pirates.

 

.PASSAGENS et .VUELOS — 2 mars

Ces deux extensions, signifiant respectivement « billets » en portugais et « vols » en espagnol, ont été déléguées à Despegar Online SRL, une filiale de l’auto-proclamée « plus grande agence de voyage en Amérique Latine », déjà registre du .HOTELES. Despegar avait initialement déposé sa candidature pour cinq nouvelles extensions, mais s’était vu opposer une objection par le GAC (Governmental Advisory Committee) pour ses candidatures sur les .HOTELS et .HOTEL, celui-ci les estimant anti-concurrentielles.

 

.GMBH — 9 mars

Cette nouvelle extension, abréviation de Gesellschaft mit beschränkter Haftung, est l’équivalent germanique de S.A. (Société Anonyme). De nombreuses candidatures ont été déposées auprès de l’ICANN et c’est Donuts qui l’a finalement emporté, après notamment l’annulation de la candidature communautaire de TLDDOT GmbH, créé spécifiquement pour représenter les intérêts des entreprises des pays germanophones. L’acceptation de la candidature de Donuts s’est néanmoins vue subordonnée à un PIC (Public Interest Commitment), l’ICANN souhaitant s’assurer que seules les entreprises enregistrées en tant que GmbH puissent obtenir leur domaine dans cette extension.

 

.STREAM — 18 mars

Cette extension, qui s’est vue remportée par Famous Four Media aux enchères, fait également l’objet d’un PIC de la part de l’ICANN. L’extension étant dédiée aux services de diffusion vidéo, l’ICANN a souhaité s’assurer qu’elle ne serait pas utilisée à des fins illégales. Le PIC prévoit ainsi que les règles d’utilisation des domaines enregistrés en .STREAM permettront de bloquer un domaine qui diffuserait des contenus de manière illégale. Ce PIC intègre également un mécanisme de protection des droits, qui engage Famous Four Media à faire de la lutte contre les contenus illicites sa priorité.

 

Si le sujet vous intéresse, vous pourrez retrouver la liste de l'ensemble des extensions récemment déléguées sur le site de l’ICANN.

 

Rappel: La délégation de ces nouvelles extensions signifie uniquement qu’un registre s’en est vu confier la gestion, et ne constitue en aucun cas une garantie que l’extension sera disponible prochainement (bien que nous ayons à coeur de vous proposer le plus grand nombre possible de nouvelles extensions).


Depuis un peu plus d’un an, près de 900 nouvelles extensions de noms de domaine (TLD) sont venues s’ajouter aux extensions existantes (.COM, .FR, .NET, …).

Ces nouvelles extensions permettent d'accroître le nombre de domaines disponibles et rendent ainsi possible l'obtention d'un nom de domaine déjà enregistré dans une autre extension, voire l'adaptation de son nom de domaine à son activité grâce aux extensions thématiques, telles que le .BAR, le .ARCHI ou le .IMMO, pour ne citer que celles-ci.

Or, depuis l'arrivée de ces nouveaux TLDs, il est courant de constater des différences de prix substantielles sur une même extension.

En cause, l’utilisation par les registres du mécanisme dit « Premium », à savoir l’application d’un tarif plus élevé à une liste de noms de domaine ayant la particularité d’être facilement mémorisables, souvent très génériques et par conséquent très intéressants en termes de référencement dans les moteurs de recherche.

Nés de la volonté des registres de tirer bénéfice de ces domaines à fort potentiels, les tarifs des Premiums dissuadent également les domainers de les enregistrer pour spéculer sur le second marché. Les domaines achetés à des fins de spéculation étant généralement redirigés vers une page parking en attendant la revente, les registres voient dans la tarification Premium une garantie supplémentaire de l'utilisation réelle du domaine par son acheteur, ce qui favorise la visibilité de l'extension auprès du grand public (comme par exemple le .XYZ devenu célèbre suite à l'enregistrement par Google du domaine abc.xyz).

Le terme 'romance', par exemple, associé à l'extension .BET est commercialisé au tarif standard de cette extension, soit un peu plus de 17 euros par an, le registre de l'extension dédiée aux jeux d'argent n'y voyant pas un intérêt particulier. Le registre du .ONLINE, en revanche, estime que le domaine romance.online présente un potentiel non négligeable et ce domaine est donc disponible à l'enregistrement au tarif (non négligeable lui aussi) de 1688 euros pour un an.

L'attrait de ces domaines réside dans leur haute valeur publicitaire et ils sont aux noms de domaine ce que les mots-clefs génériques sont aux moteurs de recherche : un vecteur puissant permettant d'accroître la visibilité de son site auprès des internautes grâce à leur généralité ou à leur association.

Qu’ils soient génériques ou qu’ils visent un secteur niche, les registres établissent leur liste de noms Premium parmi ceux qui semblent les plus "bankables", et en fixent les tarifs de manière discrétionnaire et arbitraire.

Si certains Premiums sont des termes courts composés d’une ou deux lettres, d'autres sont constitués de termes très génériques qui ont un lien avec l'activité ciblée par le domaine. Il en va de noms tels que l’alléchant englishmuffins.cooking, le très festif munich.beer ou encore le domaine royals.london aux allures princières.

Les Premiums ne connaissent pas de limitation, tant au niveau des termes qu'au niveau du nombre de domaines, et chaque registre peut définir un modèle de commercialisation qui lui est propre. Certains registres proposent ainsi un tarif unique pour l'ensemble des noms Premium, quand d'autres ont une grille de tarifs évoluant en fonction de l'attractivité présumée du domaine. Il en va de même pour le renouvellement, qui en fonction du registre, pourra s'effectuera au tarif standard de l'extension ou à un tarif Premium.

Si la plupart des noms de domaine Premium sont ouverts à tous, certains registres fixent des critères d'éligibilité, allant jusqu'à conditionner l'attribution du nom de domaine au dépôt d'un dossier explicatif, business-plan à l'appui, afin d'étayer les motivations et les objectifs de l'usage du nom de domaine concerné.

Ces listes de Premiums ne sont évidemment pas publiques et vous tomberez probablement sur des Premiums si vous faites régulièrement des recherches de noms de domaine à fort potentiel marketing (ils sont marqués d'une étoile dans les listes des résultats lorsque vous effectuez une recherche sur Gandi).

La bonne nouvelle, c'est que Premium ne signifie pas forcément hors de prix : de nombreux domaines Premium à moins de 100 euros sont encore disponibles (mais peut-être pas pour longtemps après cet article), tels que mutuelle.guide, sql.cafe ou pop.services

Enfin, si vous êtes une PME qui souhaite enregistrer un nom de domaine et que votre dénomination sociale n'est pas celle d'un acteur connu dans le secteur d'activité visé par l'extension, il y a fort à parier que le domaine que vous sélectionnerez ne sera pas un Premium (serrurier-alphonse.sarl par exemple).

 

Ne pas confondre termes "Premiums" et "réservés": 

En parallèle, les Registres peuvent réaliser une liste de termes réservés dont il est parfois possible de solliciter l'enregistrement auprès d'eux. Sur ces listes de termes réservés apparaîtront des termes litigieux dont le Registre préfère éviter l'enregistrement.

Le registre du .SUCKS a par exemple protégé le nom de son CEO, Rob Hall qui ne peut pas être enregistré, pas plus que son seul prénom, Rob.

Les termes religieux, pornographiques ou relevant du champ sémantique du jeu en ligne peuvent être considérés comme Premiums par certains Registres et réservés pour d'autres, le seul moyen de le savoir étant d'effectuer une recherche.


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